23 octobre 2015 2 commentaires

L’éditeur d’antivirus Kaspersky s’établit en partie en Suisse, pour tenter de dissiper les soupçons de collusion avec la Russie

Pour fuir les conflits, il faut se réfugier en Suisse. C’était vrai au XXe siècle, cela le demeure aujourd’hui même lorsqu’ils sont devenus numériques. « Nous n’avons pas pris la fuite ! », martèle, cependant, Eugene Kaspersky, l’exubérant fondateur et dirigeant de l’entreprise de sécurité informatique à son nom, droit dans ses bottes sur l’épaisse moquette d’un hôtel de luxe de Zurich.

Mardi 13 novembre, Kaspersky, le géant russe de la cybersécurité, y présentait devant clients, experts et journalistes, ses premières actions en matière de « transparence ». Le début, en l’occurrence, du rapatriement des données de certains de ses clients dans des serveurs basés en Suisse. Loin, en théorie, de la suspicion qui entoure les liens entre l’entreprise russe et le Kremlin.

Car Kaspersky est empêtré depuis plus d’un an dans un feuilleton politico-médiatique aux relents de guerre froide. Les Etats-Unis, et dans leur sillage certains alliés, accusent le fournisseur d’outils de protection informatique d’être une taupe des services de renseignement russes. Concrètement, les logiciels antivirus de Kaspersky, qui disposent par nature d’un large accès aux données transitant dans les ordinateurs sur lesquels ils sont installés, seraient, avec la complicité de l’entreprise ou à son insu, utilisés par la Russie à des fins d’espionnage.

Ces accusations ont une conséquence directe sur l’entreprise, même si cette dernière rechigne à dire à quel point. Les Etats-Unis ont banni ses logiciels de tous les réseaux fédéraux. Récemment, les Pays-Bas ont fait de même. Il y a un an, Eugene Kaspersky avait promis une parade : un « centre de transparence » dans un territoire neutre. La seule solution, selon lui, pour tenter de lever le voile de la suspicion.

22 octobre 2015 Pas de commentaire

Déjà 100 millions de machines utilisent le « GPS européen »

Le concurrent du GPS américain a à peine un an et 100 millions de récepteurs se servent de sa navigation par satellite. Le CNES se félicite de ce succès et veut en faire un symbole de ce que pourrait être un projet d’Europe spatiale forte.

Galileo, le système européen de navigation par satellites, « compte aujourd’hui près de 100 millions d’utilisateurs » un peu plus d’un an après le lancement des premiers services, a annoncé jeudi le Centre national d’études spatiales (CNES).

Ces « 100 millions d’utilisateurs » correspondent à 100 millions de récepteurs (smartphones, voitures électriques, outils connectés…) en service, a précisé le CNES. L’Europe avait lancé les premiers services de son système de navigation par satellites en décembre 2016. Actuellement, la précision de Galileo n’est pas encore optimale. Il faudra attendre 2020 pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

« Galileo est une illustration parfaite des succès que permet une Europe spatiale forte », a déclaré le président du CNES, Jean-Yves Le Gall, cité dans un communiqué.